Introduction

La question est en fait un peu plus complexe qu’il n’y paraît car elle se pose du fait des modifications de la société française, qui est devenu multiculturelle et multiethnique. Il est clair que la virginité a quelque peu perdu de sa valeur au cours des dernières décennies dans la communauté européenne de source. En revanche elle l’a gardée, peut-être même de façon amplifiée, dans certaines communautés originaires du pourtour méditerranéen.
Actuellement, les demandes de reconstruction de l’hymen sont majoritairement issues de jeunes femmes d’origine maghrébine mais françaises depuis deux générations. Ces jeunes femmes ont connu une vie d’adolescente française normale ; parfois elles ont cru en une promesse de mariage qui n’a pas été suivie des faits, parfois aussi elles ont eu à subir des violences sexuelles dans l’enfance ou l’adolescence. Ces jeunes femmes auront alors les pires difficultés à se marier avec un homme issu de la même culture qu’elles, et elles risquent de graves ennuis avec leur famille si leur défloraison venait à être connue. Il n’est donc pas possible de rester sourd à une demande qui, si elle paraît décalée, engage tant l’avenir l’intéressée. Par ailleurs, il n’est pas dans le rôle d’un médecin de juger ce qui a pu se passer antérieurement, même si les valeurs du chirurgien et de la patiente sont différentes.

À qui s’adresse ce geste

À toutes les femmes qui le désirent et qui ont eu préalablement des rapports sexuels ayant entraîné une destruction de l’hymen, membrane qui caractérise la virginité.

De quoi s’agit-il ?

Réparation de la membrane hyménale qui donnera l’impression que la région est indemne de tout contact sexuel antérieur. La réparation n’est pas toujours simple, en particulier si les franges hyménéales résiduelles sont trop fines, si les rapports sexuels ont été nombreux et sur un temps assez long ou s’il y a eu une interruption de grossesse.

Déroulement de l’intervention

L’idéal est la préparation par application d’une pommade anesthésique de contact type Emla® environ 1 heure avant l’intervention. Une anesthésie locale est alors totalement indolore. La jeune femme est installée en position gynécologique et la restauration de la membrane à partir de ses résidus cicatriciels est réalisée, sans douleur, avec des fils résorbables.
L’anesthésie locale est la règle ; elle permet un séjour ambulatoire très court. On peut néanmoins, à la demande de l’intéressée, prévoir une anesthésie générale ou une neuroleptanalgésie.
Les suites opératoires normales sont habituellement simples : quelques saignements sont possibles dans les jours qui suivent ; un traitement gynécologique par toilette locale antiseptique pendant quelques jours est parfois préconisé.
Il faut bien sûr s’abstenir totalement d’utiliser des protections internes au moment des règles, et les rapports sexuels sont envisageables après 3 semaines environ.

Complications possibles

Infection et lâchage des sutures sont toujours possibles, de même que des douleurs cicatricielles résiduelles, ordinairement passagères.

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