Introduction

Les seins tubéreux sont une disgrâce qui atteint certaines jeunes filles dès la puberté et qui n’a aucune chance de se corriger spontanément avec le temps ou les grossesses. Comme son nom l’indique, ce syndrome associe une ptose mammaire à un aspect en tube ou en chaussette du sein et une distension démesurée de la plaque aréolo-mamelonnaire. On sait à quel point les jeunes filles nubiles sont pudiques et sensibles pour tout ce qui concerne leur transformation en femme, et bien souvent elles n’osent en parler à personne, espérant que les choses se corrigeront ultérieurement. De cela découle la révélation souvent tardive de cette anomalie, dont le retentissement sur le psychisme et la vie affective est considérable à une période charnière de la vie d’une jeune femme.

De quoi s’agit-il ?

La chirurgie des seins tubéreux varie en fonction du volume mammaire : s’il est suffisant, l’intervention se rapproche beaucoup de celle pratiquée en cas de ptose mammaire ; sinon, il faut y adjoindre la pose d’une prothèse de chaque côté, en un ou deux temps opératoires suivant les cas. Le but de l’intervention est donc de redécouper l’enveloppe cutanée, de remodeler et de recentrer la glande, et d’augmenter le volume global si nécessaire. Le principe est donc simple, la réalisation pratique parfois plus complexe, car on a beau tenter de classer les seins tubéreux en proposant une technique différente pour chaque catégorie, il apparaît que chaque cas est unique et qu’il faut vraiment savoir adapter la technique à chaque patiente.

La consultation préopératoire

La première consultation ne pose bien entendu aucun problème d’ordre diagnostic. À l’information, il faut faire comprendre à la patiente que ce qui la préoccupe est connu et curable. Non, ses seins ne sont pas monstrueux ; oui, on peut les rendre beaux de façon durable.
Il est donc souvent souhaitable d’accompagner l’information orale d’un document écrit assez exhaustif (fiches de la Société française de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ou tout autre document du même genre).
On trouvera les mêmes indications et contre-indications que pour les prothèses mammaires ou l’hypertrophie mammaire, notamment en ce qui concerne la pratique d’une mammographie et d’une échographie préalable.
Le traitement chirurgical des seins tubéreux peut être remboursé partiellement par la Sécurité sociale. Ce sera à chaque fois un cas d’espèce.

Le résultat

• La durée jusqu’à obtention du résultat : les résultats sont appréciables 3 mois après l’opération, mais il faudra environ 6 mois pour considérer ce résultat comme définitif.
• La pérennité : elle est en général excellente, et n’est altérée ni par le temps ni par les grossesses. Il sera bon tout de même de contacter le chirurgien au début de la première grossesse pour obtenir les consignes nécessaires à un déroulement harmonieux de la grossesse et du post-partum sans altérer le résultat mammaire.
• La variabilité : il est, dans ce cas, difficile de faire des prévisions de résultat. Le seul contrat auquel on puisse s’engager est l’obtention de seins plus fermes, plus hauts, d’aspect plus rond, qui ne tombent plus et qui présentent un minimum de symétrie.

Risques et complications

L’intervention proposée pour la ptose mammaire engendrera à peu de chose près les mêmes risques que ceux décrits pour les hypertrophies mammaires, avec cependant une fréquence encore moindre.
Il ne faut pas oublier les complications liées à la pose éventuelle d’une prothèse, qui méritent une information particulière.

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