Que ce soit dans la vie privée ou professionnelle, il est devenu indispensable d’avoir une apparence harmonieuse. La chirurgie esthétique est la solution qui offre la possibilité de corriger les défauts, d’avoir un corps proportionné et d’obtenir une apparence tant désirée. Mais quels sont les risques pour la santé ? Est-ce douloureux ? Comment trouver un bon chirurgien ? Toutes les questions à se poser AVANT pour ne pas regretter.

les bonnes questions à se poser

les bonnes questions à se poser. Ambassade Esthétique

Mon intervention esthétique peut-elle, dans certains cas, être remboursée par la Sécurité sociale ou par ma mutuelle ?

Dans la mesure où il s’agit de chirurgie esthétique pure, à savoir de la recherche d’une « autre normalité », la chirurgie esthétique est un acte volontaire et de convenance ; les organismes sociaux qui couvrent le risque santé et maladie n’ont donc pas à intervenir. Cela ne veut pas dire qu’une intervention esthétique est sans effet thérapeutique : on peut être très malheureux, inhibé, partiellement dépossédé de ses capacités à communiquer du fait d’un détail physique jugé disgracieux. La correction de cet élément perturbateur, quelquefois appuyée par une thérapie brève, peut modifier les comportements de telle façon qu’on obtienne un bon épanouissement et une optimisation de la qualité de vie.
Cette efficacité thérapeutique n’entre pourtant pas dans le cadre des besoins de la santé publique.
Les dernières moutures de la nomenclature de la Caisse nationale d’assurance maladie ne laissent plus aucune ambiguïté sur la nature des actes remboursables et de ceux qui ne peuvent être pris en charge. Les choses sont donc maintenant claires, et il est même recommandé, quand c’est possible, de pratiquer la chirurgie esthétique dans des établissements différents de ceux où sont réalisés les actes de la chirurgie conventionnelle.

 Un chirurgien esthétique a-t-il une obligation de résultat ?

La chirurgie esthétique fait partie des disciplines médicales. De ce fait, elle est soumise à des aléas et à des risques de complications. Il n’est donc pas possible de soumettre un chirurgien esthétique à une obligation de résultat. En revanche, tous les médecins sont astreints à une obligation de moyens, c’est-à-dire qu’ils doivent mettre à la disposition de leurs patients tous les moyens techniques et scientifiques existant pour résoudre leur problème et répondre à leur demande.
D’autre part, l’appartenance à certains organismes, tels que la SOFCEP, impose une charte de qualité auquel chacun doit se soumettre.
Il faut surtout bien différencier résultat et satisfaction. Autant il est possible de tout mettre en œuvre pour obtenir un certain résultat, estimé et évalué au préalable, autant il est impossible de promettre la satisfaction ; on peut dire « Vous aurez un nez droit, des paupières inférieures sans poches, moins de graisse sur le ventre, des seins qui ne tombent pas », mais il est illusoire d’affirmer « Cela vous rendra heureux et vous en tirerez toute la satisfaction espérée… ».
Pour résumer, la satisfaction du résultat ne peut être contractuelle.

 Que se passe-t-il en cas de complications ?

Les complications en chirurgie esthétique sont rares et habituellement bénignes. Le chirurgien est alors tenu de les assumer et de les traiter. Si le coût de leur traitement est élevé ou demande la mise en œuvre de moyens techniques (bloc opératoire, anesthésie, radios), il peut être légitimement demandé une participation financière au patient. Celui-ci a, par sa signature du consentement éclairé, accepté le risque d’aléas ou de complications. Si les complications sont graves, entraînant une hospitalisation lourde avec séjour en réanimation ou un pronostic vital engagé, on peut faire intervenir la Sécurité sociale.
Pour les mêmes raisons, un chirurgien n’est pas tenu de réopérer gratuitement lorsque le résultat obtenu ne correspond pas scrupuleusement à la demande de l’opéré (on pense là en priorité à la qualité des cicatrices). Autrement dit, il ne doit assumer que les désordres dont il serait directement responsable.
Rappelons que le chirurgien fait les sutures, et le patient les cicatrices.
Cette information doit faire partie de l’ensemble des notions qui sont données lors de la première consultation.

 L’anesthésie générale comporte-t-elle un risque ?

Le risque est inhérent à tout acte médical. Il faut cependant moduler cette affirmation par le fait que les précautions prises par un anesthésiste pour une intervention de chirurgie esthétique sont quasiment les mêmes que pour une greffe cœur-poumons, mais surtout par le fait que l’on opère en principe des gens en bonne santé.
Quant à la peur irrationnelle de ne pas se réveiller ou de se réveiller pendant l’intervention, elle relève plus du fantasme que de la réalité. La surveillance de la tension artérielle, de la saturation en oxygène et en gaz carbonique, l’électrocardiogramme et la pléthysmographie (étude du pouls) rendent cette situation d’anesthésie plus sécurisante que n’importe quelle autre activité de la vie de tous les jours.

 Au bout de combien de jours serai-je présentable ?

Le temps de soins postopératoires pendant lequel il existe des bleus, des fils de suture, des pansements ou des difficultés à se mouvoir correspond au terme général « d’éviction sociale ». Il est bien évidemment extrêmement variable en fonction de l’intervention, de votre activité sociale et professionnelle, et de la notion de secret réservé à l’entourage.
Pour chaque intervention et chaque patient, le chirurgien a pour charge d’estimer une fourchette de temps d’éviction sociale, en dehors de l’apparition de toute complication bien entendu.

Quels sont les chirurgiens autorisés à pratiquer la chirurgie esthétique ?

Depuis quelques années, la chirurgie esthétique a été associée à la chirurgie plastique et réparatrice. Les plus anciens d’entre nous avaient suivi un cursus de chirurgie générale, parfois d’oto-rhino-laryngologie ou de chirurgie maxillo-faciale, puis ont acquis leur formation en chirurgie esthétique par une sorte de compagnonnage auprès de leurs aînés. Aujourd’hui, il existe dès la fin des études de médecine un internat qualifiant en chirurgie plastique réparatrice et esthétique qui regroupe des enseignements de toutes les techniques nécessaires à la réalisation de cet « art ».
Depuis l’application de la loi Kouchner (2006), il n’est plus possible à n’importe quel chirurgien de pratiquer n’importe quelle chirurgie, hormis en cas d’urgence. La chirurgie esthétique n’étant jamais un acte d’urgence…
Les infractions à cette législation sont gravement réprimées par la loi, tant au niveau des chirurgiens eux-mêmes qu’à celui des cliniques qui mettent à leur disposition les moyens techniques.

 Est-ce douloureux ? Dois-je souffrir pour être belle ?

La douleur est le premier ennemi d’un médecin, quel qu’il soit, la lutte contre la douleur est donc une priorité absolue. La plupart des interventions chirurgicales esthétiques sont modérément douloureuses en postopératoire. C’est aussi le cas pour certaines opérations qui font peur, telles la rhinoplastie ou les plasties mammaires. Malgré les précautions prises, diverses interventions peuvent procurer une gêne douloureuse, comme le lifting, ou des douleurs vives, comme la pose de prothèses mammaires rétropectorales. Un traitement antalgique adapté est toujours prescrit.
Il n’est pas question de faire payer la beauté par la souffrance.

 Vais-je rester moi-même après l’opération ?

Cette question touche précisément à l’image de soi et à la représentation qu’on se fait de soi-même. Lorsque cette représentation est stable, c’est-à-dire chez un sujet équilibré, il n’y a pas de risque puisqu’on tend à une autre normalité alors que la forme actuelle ne convient pas. Il faut simplement appréhender le futur avec douceur, informer au mieux de ce qui va se passer et préparer les changements. On se pose habituellement cette question pour une rhinoplastie, c’est pourquoi on utilise des logiciels qui permettent de voir comment sera le nouveau visage.
Lorsque la représentation est instable, ou si la personnalité présente une fragilité ou des désordres psychiques patents, il vaut mieux soit renoncer à l’acte chirurgical, soit demander l’avis et l’accord d’un médecin psychiatre pour éviter un dérapage, c’est-à-dire une décompensation postopératoire. Cela renforce le rôle et l’importance des consultations préalables, et l’intérêt de s’attacher à rechercher des personnalités psychotiques ou assimilées.

 Puis-je conseiller mon chirurgien esthétique à ma meilleure amie (ou le cacher à ma pire ennemie) ?

Pourquoi pas ? On conseille bien son kiné, son dentiste, son esthéticienne…
La chirurgie esthétique est sortie de son mystère, ce n’est plus une chirurgie « honteuse ».
Pourquoi se cacher ? Pourquoi dissimuler à ses proches, à ceux qu’on aime, qu’on s’est fait refaire le nez ou les seins ? Parler est même une bonne chose, que l’on soit content ou mécontent : en effet, la publicité étant quasiment interdite aux médecins en France, c’est le seul moyen de faire connaître les qualités et les défauts d’un praticien.
Il faut cependant rester prudent. Il peut arriver qu’une intervention ne se déroule pas comme on l’aurait souhaité, ou tout simplement que la personne à qui vous avez donné une adresse ne soit pas satisfaite du résultat, pour que vous perdiez irrémédiablement votre meilleure amie.
La sagesse impose donc de tenir des propos réservés et d’éviter les superlatifs enthousiastes. Chaque transaction entre un patient et un praticien est différente, unique, et doit être étayée par une notion de confiance réciproque qui est toujours une nouvelle conquête pour le chirurgien. Enfin, notre exercice est un artisanat, ce qui sous-entend que chaque acte conduit à un résultat différent du précédent, et ainsi à l’infini. On ne peut donc recommander à sa meilleure amie que les qualités humaines et techniques de son praticien, sans anticiper sur la qualité éventuelle du résultat.

 Le chirurgien est-il soumis au secret professionnel ?

Le secret médical est mis à mal depuis de nombreuses années par la généralisation des fichiers, des contrôles réalisés par les caisses d’assurance maladie et par les mutuelles, ainsi que par les exigences de la finance (essayez de faire un emprunt immobilier et de cacher à votre banquier que vous avez le sida ou un cancer de la prostate !). Pourtant, l’Ordre des médecins se bat pour le faire respecter dans ses derniers bastions, et la chirurgie esthétique fait partie des domaines où il doit être le mieux respecté.
Vis-à-vis du code de déontologie, rien ne différencie un chirurgien esthétique d’un autre spécialiste ; cela implique de surcroît que les collaborateurs de ce chirurgien — secrétaire, assistante, personnel administratif des cliniques — soient soumis aux mêmes règles. On peut espérer que cela dure quelques années encore, mais la multiplication des papiers obligatoires (devis, factures de clinique, consentement éclairé) risque dans l’avenir de transformer le secret médical en peau de chagrin.

 Dois-je en parler à mon entourage ?

On en revient à la question : la pratique de la chirurgie esthétique est-elle honteuse ? Si oui, pourquoi la pratiquez-vous ? Si non, pourquoi la cacheriez-vous ?
En pratique, les raisons sont sans doute liées à des sentiments proches de la pudeur, et cela se conçoit. Il n’est pas nécessaire d’informer tout le quartier du projet qui vous tient tant à cœur, et ce d’autant plus que vous rencontrerez peu d’empathie, voire des réflexions désagréables du genre : « Alors tu vois, moi à ta place je n’aurais jamais fait refaire mon nez ; en revanche, les oreilles… » ou bien « Pourquoi tu vas faire ça ? Tu n’en as pas besoin… » ou encore, de la part du conjoint, « Ce n’est vraiment pas le moment de te faire faire un lifting, j’avais prévu de repeindre la maison de campagne… ». Ces remarques désobligeantes, ou pour le moins décourageantes, incitent à se replier sur soi et à décider : « C’est mon problème, je l’assume et je n’en parle à personne, surtout pas à mon mari. D’ailleurs, je le ferai quand il sera en voyage, et quand il rentrera tout sera terminé. »
Cette solution n’est pas la meilleure, et nous conseillons d’informer au moins une personne de l’entourage proche, que l’on puisse contacter en cas de besoin ; c’est la sagesse. On ne peut pourtant pas empêcher quelqu’un d’exiger que l’opération s’effectue dans le secret le plus absolu.

 Pourquoi la chirurgie esthétique est-elle si chère ?

Le montant du prix que l’on retient pour une intervention de chirurgie esthétique est celui du montant total du devis, or la lecture détaillée de ce dernier vous révélera que chaque élément a un coût et qu’il est nécessaire.
Quels sont ces éléments ?
• Le prix de la chambre pendant la ou les nuits qui suivent l’intervention ; il faut remarquer que les équipements obligatoires de ces chambre sont beaucoup plus nombreux et plus coûteux que ceux d’une chambre d’hôtel : arrivées d’oxygène, d’air comprimé, de vide, prises d’alarme, mobilier spécifique avec lits médicalisés et, surtout, personnel infirmier disponible 24 heures sur 24. Tout cela rend le prix de journée très élevé.
• L’usage du bloc opératoire, qui est soumis aujourd’hui à des normes drastiques d’équipement et de fonctionnement, avec des contrôles rigoureux et répétés. Cela correspond à un coût horaire de fonctionnement, fatalement répercuté sur le devis, qui va de 400 à 500 € de l’heure à Paris en 2010.
• Le coût du matériel implantable est également élevé car il doit répondre à des normes nationales et européennes de qualité (implants, fils de suspension, colles biologiques).
• Les honoraires du médecin anesthésiste sont souvent mal compris. Ces médecins ont aussi, à juste titre, un taux horaire. Les patients ont tendance à imaginer que l’anesthésie est un acte et que l’on doit rémunérer l’acte. En fait, le coût dépend de la durée de l’intervention. On ne peut pas, espérant ne payer qu’un seul acte d’anesthésie, dire à l’anesthésiste : « Pendant que je dors, profitez-en pour… »
• Les honoraires du chirurgien, qui ne sont qu’une partie du devis global, correspondent à un « prix du marché » et sont le reflet de l’expérience et de la notoriété de chacun. Il faut se méfier des extrêmes : des honoraires très élevés auront du mal à trouver leur justification, et sont même parfois trompeurs ; des honoraires trop bas ne se conçoivent que dans un exercice intensif, à la chaîne, qui n’est pas compatible avec le temps et la disponibilité que l’on doit à nos patients. C’est la raison pour laquelle nous avons tenu à donner des fourchettes de prix, tout en étant conscients que, si vous cherchez bien, vous trouverez des devis qui sortent de nos indications.

 Puis-je aller me faire opérer à l’étranger ?

Bien sur, votre liberté est totale et absolue dans ce domaine. L’avantage est que le devis global de l’intervention est moins élevé de 20 %, 30 %, voire 40 %. On aurait tort de croire que cette différence correspond à une moindre qualité de l’acte chirurgical, car les chirurgiens des pays francophones ont généralement été formés en France, et les autres, en Angleterre ou aux États-Unis, et les normes de qualité et de sécurité sont  aussi rigoureuses que les normes européennes. En revanche, le personnel, notamment infirmier, est sous-payé par rapport à la France.

 Est-ce que je peux payer en plusieurs fois ?

Le rôle d’un banquier n’est pas d’opérer, le rôle d’un chirurgien n’est pas de faire crédit, un arrangement de ce type ne peut donc être qu’exceptionnel et individuel.
En revanche, rien ne s’oppose à ce que vous fassiez auprès de votre banque (ou d’une autre) un crédit à la consommation à un taux acceptable, crédit qui vous sera habituellement accordé si votre situation financière est saine. On vous proposera sans doute plutôt un crédit revolving, plus facilement accordé, mais dont le taux et les effets doivent être soigneusement considérés.

 Puis-je, à l’aide de la chirurgie, ressembler à Penélope Cruz ?


Heureusement Penélope Cruz est unique !
Mais vous êtes unique aussi.
Il n’y a donc aucune raison de ne pas respecter cette unicité. On peut essayer d’approcher les qualités de votre idéal féminin en matière de charme, de séduction, de regard, de sourire, de silhouette, mais vous ne serez jamais Penélope Cruz, et c’est tant mieux. Il est donc inutile de venir en consultation avec une photographie de référence.
L’intervention de chirurgie esthétique que vous subirez aussi sera unique, il n’y a pas de modèle ; le seul but avoué et de vous aider à être bien avec vous-même et avec les autres.

Ambassade Esthétique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *