La rosacée : symptômes et traitements

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La rosacée : symptômes et traitements

Rosacée

Rougeurs transitoires ou permanentes, vaisseaux dilatés, petits boutons localisés… la rosacée est une maladie chronique de la peau du visage particulièrement handicapante. Six millions de Français seraient concernés. Découvrez l’essentiel sur ce trouble cutané.

Quatre millions de personnes sont touchées par la rosacée en France mais seulement 12 % des patients sont diagnostiqués et 8 personnes atteintes sur 10 s’ignorent. La campagne 2009 a pour objectif d’inciter les patients à se traiter et à en parler avec leur médecin qui sont eux-mêmes invités à engager le dialogue pour mieux les prendre en charge. Le slogan est clair : « Ne rougissez pas de vos rougeurs, apprenez à en parler, apprenons à vous écouter ».

La rosacée, une maladie de la peau du visage

La rosacée est une maladie inflammatoire et chronique qui touche la peau du visage. Les causes sont inconnues mais, selon certaines hypothèses, la rosacée pourrait être d’origine vasculaire : altération des vaisseaux sanguins au niveau du visage.

La rosacée peut se déclarer dès l’âge de 25 ans, elle touche plus particulièrement les femmes à la peau claire. Le pic de la rosacée se situe entre 40 et 50 ans. Les hommes atteints présentent souvent des formes sévères de rosacée et ont en grande majorité plus de 50 ans. C’est une maladie évolutive aux différents visages.

Quatre stades sont identifiés :

Des rougeurs intenses transitoires : ces flushes apparaissent au niveau du nez et des pommettes. Ces rougeurs s’accompagnent d’une sensation de chaleur, de brûlure et/ou de picotement. Ces flushes durent pendant au moins 5 minutes. Ces rougeurs vont s’installer et deviendront permanentes, on les rencontrera dans les autres stades.

Des rougeurs permanentes et des vaisseaux dilatés apparents : les rougeurs du visage sont permanentes, on parle alors d’érythrose. Des petits vaisseaux dilatés peuvent également apparaître progressivement sur les joues, les ailes du nez et les pommettes, on parle alors de couperose.

Des boutons disgracieux : les zones rouges du visage sont parsemées de boutons rouges (parfois à « tête blanche ») plus ou moins nombreux. C’est la force classique de la rosacée, plus facile à identifier. Ce stade, dit papulo-pustuleux, peut apparaître d’emblée.

Des oedèmes persistants : la peau épaissie forme une boursouflure au niveau de certaines zones du visage (nez, menton, front), ce qui entraîne une déformation importante et persistante. Plus rare, mais plus grave, ce stade est plus fréquemment rencontré chez les hommes de 50 ans ou plus.

Une personne atteinte de rosacée peut présenter uniquement des rougeurs transitoires et ne pas connaître les autres stades de la maladie pendant sa vie, mais son visage peut aussi présenter d’emblée des rougeurs permanentes, des vaisseaux dilatés et des boutons.

La progression d’un stade à l’autre dépend des individus et est imprévisible. Il faut éviter autant que possible certaines situations aggravant les symptômes : variation brutale et importante de température, ingestion de mets épicés,exposition au soleil, prise d’ alcool, même en faible quantité, efforts physiques intenses… Enfin, le stress joue un rôle non négligeable dans l’évolution des symptômes de la rosacée.

Comment soigner la rosacée ?

Toutes les formes de rosacée ne sont pas égales face au traitement ; la forme papulo-pustuleuse répond bien à deux protocoles de traitement, choisis en fonction de l’importance de l’atteinte du visage alors que le traitement des formes vasculaires reposent sur l’association règles hygiénodiététiques et de méthodes physiques.

Règles hygiéno-diététiques et traitement physique pour les rougeurs

Le traitement d’une rosacée vasculaire repose principalement sur la mise en œuvre de conseils hygiéno-diététiques et de méthodes physiques, essentiellement le laser. Il n’existe pas, à ce jour, de traitement médicamenteux spécifique de la forme vasculaire de rosacée.

Fuir aliments chauds et épicés

En premier lieu, il faut éviter les aliments et boissons très chauds ainsi que les épices. L’alcool est à proscrire, en particulier si les bouffées vasomotrices sont déclenchées par les boissons alcoolisées. Il faut éviter l’exercice physique intense ; il est dans les faits difficile d’avoir ce type d’activité en raison de l’impression de chaleur et de brûlure de la peau qu’elle entraîne.

Le traitement par laser

Le laser permet d’atténuer les rougeurs et les télangiectasies visibles de la rosacée et, probablement de réduire les récidives de la maladie après laser. Le traitement consiste à traiter la surface de peau atteinte à l’aide d’un laser dont la cible est l’hémoglobine contenue dans les vaisseaux. En général 3 à 4 séances sont nécessaires, réalisées en dehors des périodes ensoleillés. Elles ne sont pas remboursées pas la sécurtié sociale. Selon la forme de la maladie et les paramètres utilisés, un oedème et des traces rouges à violacées font suite au traitement laser pendant 8 à 10 jours.

Des traitements spécifiques des formes papulo-pustuleuses

Lorsque qu’il existe des lésions (papules et pustules), il existe des traitements efficaces utilisés dès le diagnostic de cette forme de rosacée posé. Les lésions arrêtent généralement d’évoluer et le plus souvent régressent.

La thérapeutique s’appuie l’utilisation de 3 médicaments :

  • la doxycycline, qui est un antibiotique de la famille des tétracyclines qui se prend par voie orale. Elle est utilisée à la même dose que pour le traitement de l’acné. Elle n’est pas utilisée pour ces propriétés antibactériennes mais pour sa puissante action anti-inflammatoire sur les couches superficielles de la peau. Elle ne doit pas être utilisé en cas d’allergie connue à la classe antibiotique des tétracyclines, ni chez la femme enceinte, ni chez les enfants de moins de 8 ans. Ce traitement est contre-indiqué en association avec les rétinoïdes, une autre classe de médicament qui peut-être utilisé dans le traitement de l’acné.
  • le métronidazole à 0,75% topique, crème ou gel. C’est antiparasitaire est utilisé en application locale qui se présente sous forme de crème, d’émulsion ou de gel. Ce médicament est contre-indiqué en cas d’antécédents d’allergie au métronidazole ou à l’un des composants de la formulation.
  • l’acide azélaïque topique à 15%. Ce traitement a une action anti-inflammatoire découverte de façon empirique ; il n’est pas pris en charge par la Sécurité sociale et n’est souvent utilisé qu’en cas d’échec d’un premier traitement.

Les traitements utilisés par le médecin vont différer en fonction de l’importance des lésions et l’on distingue deux intensités de forme papulo-pustuleuse : l’une dite mineure et l’autre dite profuse.

Dans les formes dites mineures de rosacée, le traitement est avant tout local. Il repose sur l’application d’un des deux traitement topiques en commençant le plus souvent par le métronidazole. Ces traitements doivent être appliqués sous la forme d’une fine pellicule de gel ou de crème topique sur les zones affectées après les avoir nettoyées et rincées soigneusement puis correctement séchées. L’application doit être faite deux fois par jour, le matin et le soir pendant 3 mois. On reprend le traitement général si les pustules ne sont plus contrôlées par le traitement local seul.

Dans une forme de rosacée que les médecins appellent profuse, c’est-à-dire associant une rougeur intense et de nombreuses papulopustules (plus de 10 lésions), la doxicycline à la dose de 100 milligrammes par jour est souvent utilisée en 1ère intention pendant 3 mois en association avec un traitement local.

En pratique, c’est le plus souvent ce second type de traitement qui est utilisé car il est plus efficace et plus rapide à donner des résultats. On débute par l’association des 2 traitements pendant 3 mois, puis on poursuit par le traitement local pour diminuer le nombre des poussées.

Quand l’œil est atteint

Le traitement des lésions oculaires associées à une rosacée repose sur l’utilisation de larmes artificielles associé à une bonne hygiène des paupières et l’occlusion des points lacrymaux. Des antibiotiques topiques peuvent être indiqués quand les complications cornéennes se produisent. La prise en charge des formes oculaires très symptomatiques sont du ressort du spécialiste.

La chirurgie pour le rhinophyma

La chirurgie peut-être utile lorsque l’épaississement de la peau du nez est trop importante pour être accessible à un traitement médical. L’excès de peau est alors excisé au bistouri ou par électro-coagulation. L’intervention à lieu sous anesthésie locale ou générale. Le pansement asséchant posé à l’issue de l’opération se détache peu à peu après cicatrisation.

Des crèmes, oui, mais pas n’importe lesquelles

A ces traitements sont toujours associés des produits dermo-cosmétiques du fait de l’importance des symptômes gênants associés à la rosacée. Les malades ont en effet l’impression d’être allergique au produit utilisé localement, d’avoir la peau qui brûle, qui démange avec ce paradoxe que l’impression de peau très sèche et très sensible n’est pas soulagée par des crèmes hydratantes très riches qui, au contraire, augmentent la sensation d’occlusion et les brûlures. Des produits dermo-cosmétiques spécifiques peuvent ainsi être conseillés par le dermatologue et permettre d’atténuer ces signes désagréables. Certains produits, fabriqués spécialement pour ne pas être trop gras, et ne pas boucher les pores permettent d’ailleurs d’hydrater la peau, mais également de masquer la rougeur.

Revoir son médecin

Le suivi du traitement se fait en fonction de l’évolution des signes de la maladie et le plus souvent une consultation a lieu un mois après le début du traitement pour en évaluer l’efficacité. Elle a lieu en général après, tous les trois mois. L’efficacité du traitement est jugée sur la disparition des papulo-pustules, ce qui est très souvent le cas en quelques semaines. Le traitement local permet d’espacer les poussées, mais souvent, il est nécessaire de reprendre les antibiotiques pendant une courte durée tous les ans

Alors, ne rougissez pas de vos rougeurs ! Consultez !

Source : Doctissimo.fr/ dermato-info.fr

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