F.A.Q

1Mon intervention esthétique peut-elle, dans certains cas, être remboursée par la Sécurité sociale ou par ma mutuelle ?

Dans la mesure où il s’agit de chirurgie esthétique pure, à savoir de la recherche d’une « autre normalité », la chirurgie esthétique est un acte volontaire et de convenance ; les organismes sociaux qui couvrent le risque santé et maladie n’ont donc pas à intervenir. Cela ne veut pas dire qu’une intervention esthétique est sans effet thérapeutique : on peut être très malheureux, inhibé, partiellement dépossédé de ses capacités à communiquer du fait d’un détail physique jugé disgracieux. La correction de cet élément perturbateur, quelquefois appuyée par une thérapie brève, peut modifier les comportements de telle façon qu’on obtienne un bon épanouissement et une optimisation de la qualité de vie. Cette efficacité thérapeutique n’entre pourtant pas dans le cadre des besoins de la santé publique. Les dernières moutures de la nomenclature de la Caisse nationale d’assurance maladie ne laissent plus aucune ambiguïté sur la nature des actes remboursables et de ceux qui ne peuvent être pris en charge. Les choses sont donc maintenant claires, et il est même recommandé, quand c’est possible, de pratiquer la chirurgie esthétique dans des établissements différents de ceux où sont réalisés les actes de la chirurgie conventionnelle.

2Un chirurgien esthétique a-t-il une obligation de résultat ?

La chirurgie esthétique fait partie des disciplines médicales. De ce fait, elle est soumise à des aléas et à des risques de complications. Il n’est donc pas possible de soumettre un chirurgien esthétique à une obligation de résultat. En revanche, tous les médecins sont astreints à une obligation de moyens, c’est-à-dire qu’ils doivent mettre à la disposition de leurs patients tous les moyens techniques et scientifiques existant pour résoudre leur problème et répondre à leur demande.
D’autre part, l’appartenance à certains organismes, tels que la SOFCEP, impose une charte de qualité auquel chacun doit se soumettre. Il faut surtout bien différencier résultat et satisfaction. Autant il est possible de tout mettre en œuvre pour obtenir un certain résultat, estimé et évalué au préalable, autant il est impossible de promettre la satisfaction ; on peut dire « Vous aurez un nez droit, des paupières inférieures sans poches, moins de graisse sur le ventre, des seins qui ne tombent pas », mais il est illusoire d’affirmer « Cela vous rendra heureux et vous en tirerez toute la satisfaction espérée… ». Pour résumer, la satisfaction du résultat ne peut être contractuelle.

3Que se passe-t-il en cas de complications ?

La satisfaction est une appréciation individuelle. La complication est un aléa chirurgical.
Nous garantissons les complications ;
Une complication est toujours possible dans les meilleures mains quelle que soit l’intervention.
Si cela devrait se produire nous prendrions en charge :

  • La ré-intervention
  • Les frais de clinique
  • Les frais d’anesthésie
  • Les transferts
  • Le séjour que nécessite la reprise
  • Et même votre billet d’avion aller-retour
*l’insatisfaction n’est pas une complication. Elle peut faire l’objet d’une évaluation au cas par cas avec votre chirurgien.
*La complication doit être en rapport direct avec l’intervention pratiquée et confirmée par un avis médical autorisé et approuvé par nous.

4L’anesthésie générale comporte-t-elle un risque ?

Le risque est inhérent à tout acte médical. Il faut cependant moduler cette affirmation par le fait que les précautions prises par un anesthésiste pour une intervention de chirurgie esthétique sont quasiment les mêmes que pour une greffe cœur-poumons, mais surtout par le fait que l’on opère en principe des gens en bonne santé. Quant à la peur irrationnelle de ne pas se réveiller ou de se réveiller pendant l’intervention, elle relève plus du fantasme que de la réalité. La surveillance de la tension artérielle, de la saturation en oxygène et en gaz carbonique, l’électrocardiogramme et la pléthysmographie (étude du pouls) rendent cette situation d’anesthésie plus sécurisante que n’importe quelle autre activité de la vie de tous les jours.

5Au bout de combien de jours serai-je présentable ?

Le temps de soins postopératoires pendant lequel il existe des bleus, des fils de suture, des pansements ou des difficultés à se mouvoir correspond au terme général « d’éviction sociale ». Il est bien évidemment extrêmement variable en fonction de l’intervention, de votre activité sociale et professionnelle, et de la notion de secret réservé à l’entourage.
Pour chaque intervention et chaque patient, le chirurgien a pour charge d’estimer une fourchette de temps d’éviction sociale, en dehors de l’apparition de toute complication bien entendu.

6Quels sont les chirurgiens autorisés à pratiquer la chirurgie esthétique ?

Depuis quelques années, la chirurgie esthétique a été associée à la chirurgie plastique et réparatrice. Les plus anciens d’entre nous avaient suivi un cursus de chirurgie générale, parfois d’oto-rhino-laryngologie ou de chirurgie maxillo-faciale, puis ont acquis leur formation en chirurgie esthétique par une sorte de compagnonnage auprès de leurs aînés. Aujourd’hui, il existe dès la fin des études de médecine un internat qualifiant en chirurgie plastique réparatrice et esthétique qui regroupe des enseignements de toutes les techniques nécessaires à la réalisation de cet « art ».

7Est-ce douloureux ? Dois-je souffrir pour être belle ?

La douleur est le premier ennemi d’un médecin, quel qu’il soit, la lutte contre la douleur est donc une priorité absolue. La plupart des interventions chirurgicales esthétiques sont modérément douloureuses en postopératoire. C’est aussi le cas pour certaines opérations qui font peur, telles la rhinoplastie ou les plasties mammaires. Malgré les précautions prises, diverses interventions peuvent procurer une gêne douloureuse, comme le lifting, ou des douleurs vives, comme la pose de prothèses mammaires rétropectorales. Un traitement antalgique adapté est toujours prescrit. Il n’est pas question de faire payer la beauté par la souffrance.

8Vais-je rester moi-même après l’opération ?

Cette question touche précisément à l’image de soi et à la représentation qu’on se fait de soi-même. Lorsque cette représentation est stable, c’est-à-dire chez un sujet équilibré, il n’y a pas de risque puisqu’on tend à une autre normalité alors que la forme actuelle ne convient pas. Il faut simplement appréhender le futur avec douceur, informer au mieux de ce qui va se passer et préparer les changements. On se pose habituellement cette question pour une rhinoplastie, c’est pourquoi on utilise des logiciels qui permettent de voir comment sera le nouveau visage.
Lorsque la représentation est instable, ou si la personnalité présente une fragilité ou des désordres psychiques patents, il vaut mieux soit renoncer à l’acte chirurgical, soit demander l’avis et l’accord d’un médecin psychiatre pour éviter un dérapage, c’est-à-dire une décompensation postopératoire. Cela renforce le rôle et l’importance des consultations préalables, et l’intérêt de s’attacher à rechercher des personnalités psychotiques ou assimilées.

9Puis-je conseiller Ambassade Esthétique à ma meilleure amie (ou le cacher à ma pire ennemie) ?

Pourquoi pas ? On conseille bien son kiné, son dentiste, son esthéticienne…
La chirurgie esthétique est sortie de son mystère, ce n’est plus une chirurgie « honteuse ».
Pourquoi se cacher ? Pourquoi dissimuler à ses proches, à ceux qu’on aime, qu’on s’est fait refaire le nez ou les seins ? Parler est même une bonne chose, que l’on soit content ou mécontent.
Il faut cependant rester prudent. Il peut arriver qu’une intervention ne se déroule pas comme on l’aurait souhaité, ou tout simplement que la personne à qui vous avez donné une adresse ne soit pas satisfaite du résultat, pour que vous perdiez irrémédiablement votre meilleure amie. La sagesse impose donc de tenir des propos réservés et d’éviter les superlatifs enthousiastes. Chaque transaction entre un patient et un praticien est différente, unique, et doit être étayée par une notion de confiance réciproque qui est toujours une nouvelle conquête pour le chirurgien. Enfin, notre exercice est un artisanat, ce qui sous-entend que chaque acte conduit à un résultat différent du précédent, et ainsi à l’infini.

10Le chirurgien est-il soumis au secret professionnel ?

Le secret médical est mis à mal depuis de nombreuses années par la généralisation des fichiers, des contrôles réalisés par les caisses d’assurance maladie et par les mutuelles, ainsi que par les exigences de la finance (essayez de faire un emprunt immobilier et de cacher à votre banquier que vous avez le sida ou un cancer de la prostate !). Pourtant, l’Ordre des médecins se bat pour le faire respecter dans ses derniers bastions, et la chirurgie esthétique fait partie des domaines où il doit être le mieux respecté.
Vis-à-vis du code de déontologie, rien ne différencie un chirurgien esthétique d’un autre spécialiste ; cela implique de surcroît que les collaborateurs de ce chirurgien — secrétaire, assistante, personnel administratif des cliniques — soient soumis aux mêmes règles. On peut espérer que cela dure quelques années encore, mais la multiplication des papiers obligatoires (devis, factures de clinique, consentement éclairé) risque dans l’avenir de transformer le secret médical en peau de chagrin.

11Dois-je en parler à mon entourage ?

On en revient à la question : la pratique de la chirurgie esthétique est-elle honteuse ? Si oui, pourquoi la pratiquez-vous ? Si non, pourquoi la cacheriez-vous ?
En pratique, les raisons sont sans doute liées à des sentiments proches de la pudeur, et cela se conçoit. Il n’est pas nécessaire d’informer tout le quartier du projet qui vous tient tant à cœur, et ce d’autant plus que vous rencontrerez peu d’empathie, voire des réflexions désagréables du genre : « Alors tu vois, moi à ta place je n’aurais jamais fait refaire mon nez ; en revanche, les oreilles… » ou bien « Pourquoi tu vas faire ça ? Tu n’en as pas besoin… » ou encore, de la part du conjoint, « Ce n’est vraiment pas le moment de te faire faire un lifting, j’avais prévu de repeindre la maison de campagne… ». Ces remarques désobligeantes, ou pour le moins décourageantes, incitent à se replier sur soi et à décider : « C’est mon problème, je l’assume et je n’en parle à personne, surtout pas à mon mari. D’ailleurs, je le ferai quand il sera en voyage, et quand il rentrera tout sera terminé. »
Cette solution n’est pas la meilleure, et nous conseillons d’informer au moins une personne de l’entourage proche, que l’on puisse contacter en cas de besoin ; c’est la sagesse. On ne peut pourtant pas empêcher quelqu’un d’exiger que l’opération s’effectue dans le secret le plus absolu.

12Puis-je aller me faire opérer à l’étranger ?

Bien sûr, votre liberté est totale et absolue dans ce domaine. L’avantage est que le devis global de l’intervention est moins élevé de 20 %, 30 %, voire 40 % et même plus. On aurait tort de croire que cette différence correspond à une moindre qualité de l’acte chirurgical, car les chirurgiens des pays francophones ont généralement été formés en France, et les autres, en Angleterre ou aux États-Unis.

13Est-ce que je peux payer en plusieurs fois ?

Le rôle d’un banquier n’est pas d’opérer, le rôle d’un chirurgien n’est pas de faire crédit, un arrangement de ce type ne peut donc être qu’exceptionnel et individuel.
En revanche, rien ne s’oppose à ce que vous fassiez auprès de votre banque (ou d’une autre) un crédit à la consommation à un taux acceptable, crédit qui vous sera habituellement accordé si votre situation financière est saine. On vous proposera sans doute plutôt un crédit revolving, plus facilement accordé, mais dont le taux et les effets doivent être soigneusement considérés.

14Puis-je, à l’aide de la chirurgie, ressembler à Penélope Cruz ?

Heureusement Penélope Cruz est unique ! Mais vous êtes unique aussi.
Il n’y a donc aucune raison de ne pas respecter cette unicité. On peut essayer d’approcher les qualités de votre idéal féminin en matière de charme, de séduction, de regard, de sourire, de silhouette, mais vous ne serez jamais Penélope Cruz, et c’est tant mieux. Il est donc inutile de venir en consultation avec une photographie de référence.
L’intervention de chirurgie esthétique que vous subirez aussi sera unique, il n’y a pas de modèle ; le seul but avoué et de vous aider à être bien avec vous-même et avec les autres.

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